Semaine missionnaire mondiale du 11 au 18 octobre 2020

Le mois d’octobre est consacré aux Missions. Du 11 au 18 octobre, la Semaine Missionnaire Mondiale appelle les catholiques à la prière et au partage, pour soutenir la vie et la mission des Églises locales du monde. La quête du Dimanche de la Mission est le point culminant de la Semaine Missionnaire Mondiale. Elle a été instaurée par le pape Pie XI en 1926. Elle est dévolue aux Œuvres Pontificales Missionnaires.

 

En fin d'article, l'actualité nous offre les belles images de la libération du Père MACCALLI, Missionnaire des SMA, libéré début octobre au Mali ; et son interview

Le point de départ est une jeune laïque, Pauline Jaricot (1799-1862). À l’âge de 17 ans, elle tourne le dos à sa vie mondaine et s’associe avec de jeunes ouvrières des usines de son père pour collaborer à la propagation de l’Évangile par la prière et l’animation missionnaire. Après trois années, prenant conscience des nécessités matérielles en « pays de mission », Pauline invente un système ingénieux de collecte. Elle convainc dix personnes de remettre un sou par semaine pour les missions, tout en recrutant dix autres donateurs qui, à leur tour, en trouvent dix chacun et ainsi de suite. L’entreprise fait boule de neige et amasse des sommes considérables pour l’époque.

Trois ans plus tard, la chaîne financière et spirituelle compte 500 membres. Elle devient officiellement l’Association de la Propagation de la Foi le 3 mai 1822. Sa croissance rapide à travers toute l’Europe attire l’attention du Saint-Siège, qui demande à l’accueillir dans ses offices. C’est ainsi que, un siècle après la fondation de l’Association de la Propagation de la Foi, le 3 mai 1922, l’œuvre de la Propagation de la Foi ainsi que deux autres, l’Enfance missionnaire et Saint Pierre Apôtre deviennent pontificales. La quatrième œuvre, l’Union pontificale missionnaire, sera déclarée pontificale en 1956. Les Œuvres Pontificales Missionnaires se retrouvent aujourd’hui dans plus de 140 pays.

Une Journée missionnaire mondiale en 1926

Pour amplifier le travail des Œuvres Pontificales Missionnaires, le pape Pie XI accepta de créer une Journée missionnaire mondiale en 1926 pour qu’elle soit « la fête de la catholicité et de la solidarité universelle ». Cet objectif rejoint l’intuition de départ de Pauline Jaricot : « De la part de tous, selon les possibilités, à tous, selon les nécessités ! ». La journée est fixée à l’avant dernier dimanche du mois d’octobre. Elle est désormais « célébrée le même jour dans tous les diocèses, dans toutes les paroisses et dans tous les Instituts du monde catholique… et pour demander l’obole pour les Missions » (S. Congrégation des Rites : 14 avril 1926).

 

En France, depuis plus d’une trentaine d’années, l’animation est étendue à une semaine pour donner plus de visibilité aux activités missionnaires dans les diocèses et permettre aux paroisses de vivre cette semaine, ou au moins cette journée, éventuellement le dimanche précédant le dimanche de la Mission, selon leurs possibilités.

Une quête véritablement universelle

L’argent collecté est comptabilisé à Rome, aux OPM internationales. La répartition de la somme récoltée chaque année est décidée par les directeurs nationaux des OPM dans leur réunion du mois de mai. Ainsi les 3 000 diocèses catholiques existant aujourd’hui viennent en aide à 1 200 d’entre eux pour les soutenir dans leur vie et leur mission d’évangélisation.

 

Témoignage du Père François du PENHOAT

Ce lundi 12 octobre, nous avons reçu ce texte du Père François du PENHOAT, des Missions Africaines, bien connu sur notre paroisse car il y rend d’éminents services quand il y vient en vacances dans sa famille.

 

Chers tous,

Je viens de rentrer à Lyon et je vous envoie ce message pour partager notre joie pour avoir récupéré notre confrère Pierluigi MACCALI Vous avez entendu à la radio ou à la télé qu'il y avait "2 italiens". L'un d'entre eux était un de nos confrères italiens, l'autre un journaliste. Pierluigi avait été enlevé il y a un peu plus de 2 ans au sud du Niger, au pays Gourmantché où il travaillait depuis un certain nombre d'année. On n'a rien su de lui durant un an et demi et on se demandait s'il était toujours vivant. En mars, une brève vidéo de lui a été publiée sur un site nigérien où il était en compagnie d'un autre italien. Le fait qu'il soient tous les deux ensemble nous a fait penser que ceux qui le détenaient voulaient négocier avec le gouvernement italien. On ne sait pas ce qui s'est passé mais j'imagine que les ravisseurs, probablement plus intéressés par l'argent que par autre chose, ont profité de la négociation du Mali pour relâcher ces deux-là à ce moment-là et en même temps que le fameux opposant politique Cissé.

Pierluigi a été ordonné il y a 35 ans, comme moi, on a coïncidé quelquefois dans des réunions, c'est un homme solide et spirituel, peut-être sa chance pour traverser cela. Pour nous, les pères des Missions africaines, on a a continué à prier pour lui avec persévérance. Ca nous touche d'autant plus que ça aurait pu être n'importe lequel d'entre nous, attrapé dans son presbytère, dans cette région subsahélienne, par un commando en motos et bien armé. La joie n'est pas complète parce que  cet enlèvement et "restitution" n'est que la face cachée de l'iceberg de ce qui se passe dans le Sahel. Beaucoup de gens sont tués parce que chrétiens ou bien des chefs musulmans qui n'acceptent pas ces nouveaux pouvoirs ambulants.. Au niveau des religieux, il reste une sœur colombienne et un  prêtre burkinabé enlevés aussi et dont on n'a pas de nouvelle. La supérieure générale de la sœur colombienne m'avait dit, il y a bientôt 2 ans: "vous avez de la chance parce que le vôtre est italien et que son gouvernement va s'en occuper mais, nous en Colombie, il y a déjà tellement d'enlèvements..."