AUTOUR DES PARDONS DE CHAPELLES : UNE SAISON BLANCHE POUR LES PARDONS DE CHAPELLES EN 2020

Nous savons l’importance pour beaucoup d’entre-vous de faire vivre humainement ce patrimoine religieux, avec les festivités qui se vivent autour d’une chapelle. Pour nous chrétiens, c’est un héritage spirituel : j’aime à le redire, nous sommes « héritiers et bâtisseurs »

Mais pour cette année, la décision est prise : IL N’Y AURA AUCUN PARDON DE CHAPELLE CELEBRE SUR LA PAROISSE ST COLOMBAN (EDITION 2020).

Notre évêque nous adresse ce message : « Après échange avec le Préfet, il paraît pour l’instant difficile d’organiser les pardons cet été dans la mesure où les conditions de promiscuité de ces pardons rendent difficile le respect des mesures barrières. Les organisateurs pourraient cependant ouvrir ces chapelles [le jour du pardon] pour des dévotions personnelles en imposant le respect des mesures barrières. ( …) »

Le Père Guillaume ajoute : en signe de fête et d’accueil le jour du pardon, on peut fleurir la chapelle et la statue du saint honoré.

LES RAISONS : 

-La Pandémie : Même si le déconfinement s’accélère : Quel nombre en tant que force vive de bénévoles sera disponible pour assurer la charge matérielle et chrétienne du pardon ? Qu’en sera-t-il dans quelques semaines, d’un possible reconfinement qui mettrait par terre tous les efforts d’organisation d’un pardon qui ne pourrait avoir lieu ? C’est un risque de découragement et de démoralisation des comités de chapelle et de tous les bénévoles chrétiens qui œuvrent pour cette animation. 

-Les gestes barrières : Les gestes barrières qui sont exigeants et indispensables : sommes-nous capables de les mettre en place ? : la place des masques, du gel, la distanciation physique…qu’en sera-t-il ? la désinfection de la chapelle ? 

-Nombre de fidèles autorisés : Dans une chapelle, on est dans un espace plus restreint que celui d’une église, accentué par les règles de distanciation physique. Pour vivre un Pardon, l’utilisation des extérieurs pose d’autres questions :  aléas de la météo, organisation matérielle, podium, sono… 

A cause de cela, dans les mois à venir, nous allons privilégier les églises paroissiales plus grandes, pour accueillir des fidèles et ainsi, nous pourrons mettre en place les mesures de distanciation physique.

Dans les mois à venir, aucune célébration ne se déroulera dans les chapelles : pas de messe dominicale comme par le passé dans la chapelle Notre Dame du Pouldu, ni à la chapelle St Nicolas à Port-Manec’h. 

Aucune sollicitation personnelle, venant de fidèles, ne doit se faire pour appeler tel ou tel prêtre de sa connaissance pour vivre une Eucharistie dans les chapelles. Seul le Curé est à l’initiative de l’organisation des liturges sur la paroisse. Nous invitons les prêtres de passage à se présenter pour vivre une concélébration là où l’Eucharistie sera célébrée, dans les églises de la paroisse St Colomban. 

-Le nombre de prêtres : Cette année, nous devons faire face à l’absence des prêtres africains, voire des prêtres en vacances, qui ne pourraient pas nous rendre service dans les mois à venir, car il sera sans doute impossible de passer les frontières. Dans cette hypothèse, il nous faut d’ores et déjà organiser la période estivale autrement. 

Ressources financières : Je sais l’importance de trouver des ressources pour l’entretien du patrimoine religieux et il y aura un manque à gagner cette année. Il faut être raisonnables dans les projets, pour mieux rebondir l’année suivante. 

Nous nous donnons rendez-vous en 2021 pour vivre des temps forts de fête lors de nos pardons de chapelle, en tenant compte des orientations de notre Evêque sur la prise en charge liturgique des pardons de chapelles. 

Merci d’accueillir favorablement cette décision pastorale. Nous continuons fraternellement à vous porter dans la prière.

Père Guillaume CROGUENNEC