bannalec


Paroisse de l'ancien diocèse de Cornouaille maintenue lors du Concordat.

 


église notre-dame du folgoët

Elle comprend une nef de trois travées avec bas-côtés, puis deux travées plus étroites avec bas-côtés et deux ailes formant faux transept (I.S.), enfin un choeur profond terminé par un chevet à trois pans (I.S.).

Le clocher, à une galerie et une fausse galerie à la base de la flèche, est flanqué, côté sud, d'une tourelle octogonale terminée en dôme (I.S.). Portail ouest classique à fronton cintré.

 

On distingue deux campagnes de construction : les deux travées supérieures de la nef, le transept et le choeur datent du XVIe siècle et sont de style flamboyant, le reste est du XVIIIe siècle. Sur l'arcade de la porte intérieure de la sacristie, date de 1648 ; sur le porche latéral sud, celle de 1787 ; au-dessus de la fenêtre sud, celle de 1840.

L'édifice, du type à nef obscure, est lambrissé sans entraits ni sablières. Dans la nef du XVIIIe siècle, les piliers cylindriques sur bases carrées portent des arcades en plein cintre et les murs des bas-côtés sont percés de fenêtres à arcade surbaissée. Dans les deux travées du XVIe siècle, les arcades sont en tiers-point et les piliers sont octogonaux.

 

Mobilier :

  • Retable du maître-autel du XVIIe siècle : c'est un ouvrage en stuc peint et doré, composé de quatre colonnes corinthiennes encadrant trois statues en bois polychrome : groupe de la Trinité où le Père présente son Fils en croix, saint Laurent à gauche et saint Sixte pape à droite. Posée sur l'entablement, niche à deux colonnettes lisses abritant une Vierge Mère couronnée dite Notre Dame du Folgoët, en pierre blanche. En bois polychrome, saint Laurent, saint Sixte, sainte Trinité (XVIIe siècle). L'autel lui-même est du XIXe.
  • Deux autels latéraux à retables néo-gothiques : au nord, tableau de l'Assomption, peinture sur toile ; au sud, tableau du Purgatoire.
  • Cuve baptismale du XVIe siècle.
  • Statues anciennes, outre celles du retable du chevet, - en pierre blanche : Vierge Mère, de facture gothique (niche de la tour) ; - en pierre polychrome : Vierge Mère assise, Jésus debout sur son genou gauche, XVe (tr. sud), saint Pierre avec une clef monumentale ; - en bois polychrome : Vierge à l'Enfant debout, un fruit dans la main de Jésus, XVIIIe-XIXe (nef), saint Pierre, XVIIIe-XIXe, saint Jean-Baptiste, saint Cornély du XIXe, sainte portant une palme et un livre (Catherine ?).
  • Autres statues : dans la nef, Vierge Mère ouvrante du XVIIe siècle (C.), provenant de Locmarzin et vénérée sous le nom de Notre Dame de la Passion ; la partie inférieure s'ouvre en deux volets qui portent cinq scènes de la Passion sculptées en bas relief ; endommagée par le feu en 1939, elle a perdu sa polychromie. - A la sacristie, Crucifix de nef, bois polychrome, groupe triple de sainte Anne qui proviendrait de Locmarzin, pierre blanche polychrome, saint mitré en pierre, enterré dans le placitre et deécouvert en 1976 (Guénolé ?).
  • Un vitrail, grisaille, signé "HUCHER... 1886"
  • Orfèvrerie : boîte aux saintes huiles en argent, orfèvre de Quimper, XVIIIe siècle. - Coquille de baptême en argent du XVIIIe siècle.
  • Cadran solaire portant le millésime 1605.

chapelle saint-cado

Dans le quartier de Saint-Cado.

Edifice du début du XVIIe siècle à plan tréflé. Une corniche de granit soutenue par des modillons ceinture l'édifice de construction très soignée. Charpente ancienne apparente, sacristie au flanc sud du choeur. Une plaque rappelle la restauration des années 1973 - 1978.

 

Mobilier :

  • Trois autels en pierres de taille, sans boiseries.
  • Statues anciennes en bois polychrome : Christ en croix sur la poutre de gloire (les deux panneaux représentant la Vierge et Saint Jean ont disparu), saint Cado évêque, saint Louis roi, saint Hervé assis, un livre sur les genoux et le loup à ses pieds.

chapelle saint-jacques

Sur les bords de l'Isole.

C'est un édifice de plan rectangulaire avec chevet plat et bas-côtés nord de quatre travées ; il date du début du XVIe siècle, mais la sacristie est de la fin du XVIIe siécle. C'est une construction soignée en pierres de taille avec plinthe moulurée.

Le portail ouest, accosté de deux pinacles sculptés en spirale, a son arcade en anse de panier surmontée d'une contre-courbe ; sur le pignon, armes mi-parti au I de Guengat et au II de Langueouez. Sur la façade du midi, porte surmontée d'une contre-courbe saillante ; au-dessus, niche à coquille et, à côté, ange tenant l'écusson des Livinot.

Les arcades en tiers-point pénètrent directement dans les piliers cylindriques ; une sacristie occupe le fond du bas-côté. La charpente est récente, mais on a conservé quatre entraits engoulés.

 

Mobilier :

  • Maître-autel en bois peint, XIXe siècle. Autel latéral en pierres de taille, sans boiseries. Grille de choeur en fer forgé, avec portes ornées de bas-reliefs.
  • Statues anciennes en bois polychrome : Crucifix (nef), Vierge Mère assise, saint Jean-Baptiste, saint Jean et la Vierge au Calvaire (statues en mauvais état), saint Jacques le Majeur, sans coquille, saint Antoine ermite, saint Guénolé, saint Gurloës (ou Urlou).
  • La niche du Baptiste a disparu ; sur les deux volets étaient représentées quatre scènes de la vie du saint. - A la sacristie, panneau de présentoir orné de deux coquilles.
  • Sur l'autel nord, bas-relief en granit représentant des épisodes de la Passion : le Christ en croix au centre, la Flagellation à droite, saint Longin à cheval et deux cordeliers chantant l'office de la Passion à gauche.
  • Au chevet, sous les statues, deux consoles sculptées soutenues par des anges-cariatides ; sacraire surmonté d'une accolade ornée de deux mascarons. - Au-dessus du dernier pilier, en haut relief, ange à banderole tourné vers l'autel. - Restes de sablières ornées d'animaux et d'écussons.
  • Dans la maîtresse vitre, fragments d'une Passion du XVIe siècle et armoiries (dont Guengat) dans le remplage flamboyant et la lancette centrale.

* Sur le placitre, côté sud, croix monolithe.

 


chapelle saint-mathieu

CHAPELLE SAINT-MATHIEU

Dite autrefois Loc-Mahé, au lieu-dit Roz-en-C'hras, sur les bords du Ster-Goz. Edifice de plan rectangulaire avec une aile sud dans le prolongement du chevet plat, en pierres appareillées, du début du XVIè siècle : fenêtre axiale et oeil-de-boeuf flamboyants au mur du levant ; clocheton surmonté d'une flèche conique ; porte sud à voussures sur piédroits et accolade sur culots. Un mur postérieur a transformé l'aile sud en sacristie.

Sur le mur nord de la nef, une plaque rappelle la restauration de la chapelle en 1962.

Mobilier :

Maître-autel en pierres de taille.

Statues anciennes - en bois polychrome : Vierge Mère dite Notre Dame de Lorette ; - en pierre polychrome :

saint Marc assis, le lion contre lui (mais dit saint Matthieu), saint moine en chasuble gothique dit saint Eugène (saint Tugen), saint évêque sans attribut (saint Corentin ?), et, à la sacristie, une statue décapitée de saint Matthieu.

Vitrerie de l'atelier J.-P. Le Bihan (1977) et restes de vitraux du XVIè siècle dans les soufflets de la fenêtre axiale : armoiries des Le Vestle, des Mur, seigneurs de Livinot, des du Hautbois, seigneurs de Kerimerc'h.

* Dans le placitre, croix ancienne : Vierge à l'Enfant au revers du Crucifix. Fontaine, sans statue, dans une prairie, près de Kerjacob.

 


église blanche

L'église-blanche est dédiée à Notre-Dame-des-Neiges et dite Notre-Dame de l'Isle-Blanche dans le rôle des décimes, "an Iliz-Wenn".

 

Edifice de plan rectangulaire avec chevet à trois pans et clocher à flèche de type cornouaillais, reconstruit en 1860, à l'écart de son emplacement primitif, sur la route de Melgven. Une plaque, au pignon, porte l'inscription : "FONDEE LE 18 MARS 1860."

 

Mobilier :

  • Statues anciennes - en pierre blanche : Vierge Marie aux mains ouvertes ; - en bois polychrome : Vierge à l'Enfant dite Notre Dame des Neiges, saint Guénolé, Sainte Marguerite terrassant le dragon, Sainte Lucie les mains liées.

 


chapelle de trebalay

La chapelle de Trébalay est dédiée à Sainte Tréphine, tombée en ruines au début du XXe siècle, c'est une ancienne église tréviale de Bannalec ; elle est mentionnée dans la donation d'Alain Canhiart à l'abbaye Sainte-Croix en 1030.

 

L'édifice date du XVIe siècle et porte en relief, au chevet, les armes de Pierre de Kerguz, abbé de Sainte- Croix de 1500 à 1520. Le clocher couronné d'un dôme est du XVIIe siécle.

 

De plan rectangulaire, la chapelle comporte une nef de quatre travées avec bas-côtés et un choeur à chevet polygonal prolongeant la nef. Les grandes arcades en tiers-point de la nef pénètrent directement dans les piliers cylindriques. Subsistent (en 1987) le clocher-mur, les grandes arcades, le choeur et le mur gouttereau nord.

 

* Dans le placitre, deux croix monolithes ; sur l'une d'elles, qui est du XVIe siècle, Christ en méplat sous une arcature tréflée.

 


chapelle de la véronique

La chapelle de La Véronique, dite jadis Loc-Maria et, quelques fois, Itron Varia ar Véronik.

 

Edifice en forme de croix avec chevet à pans coupés ; les ailes sont ouvertes sur la nef par une grande arcade en tiers-point à pénétration directe. Le clocher-mur, encore tout gothique de conception, est flanqué d'une tourelle d'accès surmontée d'un dôme amorti par un petit lanternon.

 

L'édifice date du début du XVIIe siècle, ainsi que l'indiquent la date 1610 (ou 1616 ?) au-dessus de la porte ouest et les deux inscriptions suivantes, l'une sur la sablière du chevet :"I : PRIMA : LO(RS) : FA : 1605/M : VINCA : LE : MAVT" (hache et équerre indiquant qu'il s'agit du charpentier), l'autre sur la sablière sud de la nef : "D.G. CARADEC. PBRE/D.Y. BOHEC. PBRE". La sacristie porte la date de "1662" sur un linteau de fenêtre.

 

Mobilier :

  • Maître-autel et deux autels latéraux en pierre.
  • Eléments de retable en bois polychrome du XVIIIe siècle.
  • Statues anciennes - en pierre calcaire : Vierge Mère dite Notre Dame de Bon Secours, XVIIe siècle ; - en bois polychrome : Crucifix provenant de la chapelle de Trébalay, XVIe siècle, Mise au tombeau du XVIIe siècle (Christ seul), deux Sainte Véronique à la sainte Face, l'une du XVIe, l'autre du XVIIe siècle, sainte Marie-Madeleine, autre Madeleine (ou Marthe ? Elle porte un ciboire), saint Corentin, XVIIIe siècle (?), saint Alain évêque, XVIIe siècle, saint Barthélemy, XVIIe siècle, saint Imberbe avec livre (Apôtre Jean ?).
  • Les sablières sont ornées de scènes pittoresques telles qu'une chasse et une beuverie. Les entraits ont des chimères à gueule immense. Blochets sculptés aux angles, pendentifs d'un beau travail.
  • Les trois belles verrières du XVIIe siècle ont été pulvérisées par la foudre le 22 mars 1947 et la chapelle dévastée alors. La fenêtre d'axe représentait la Passion, la fenêtre sud la Dormition de la Vierge et la fenêtre nord sainte Véronique tenant la sainte Face ; cette dernière verrière portait l'inscription : "OLLIVIER. LEAVSTIC. VICAIRE. 1622".

 


chapelles détruites

  • Chapelle Notre-Dame de Lorette, à Loretta, mentionnée dans le rôle des décimes de 1788.
  • Chapelle Sainte-Anne, rôle des décimes 1788.
  • Chapelle Saint-Martin, à Locmarzin. Tombée en ruines après la Guerre de 1914 ; il ne subsiste plus que la façade ouest et le clocher. Elle portait la date de 1668.
  • Chapelle Saint-Guénolé, près de Kerhont, mentionnée dans le rôle des décimes et dans un aveu des Soeurs de Quimerc'h en 1738.
  • Autre chapelle Saint-Mathieu, dite de Keranvoas, dans le rôle des décimes
  • Chapelle du château de Quimerc'h, dédiée à la Vierge Marie, démolie en 1828. Un oratoire de plan rectangulaire, sous le vocable de Sainte-Anne-des-Bois, l'a remplacée ; statue récente de sainte Anne.

 

 

BIBL. - B.D.H.A. 1902 : Notice. - H. Kervran : Bannalec (Bannalec, 1986).